Un premier moyen, pour que la situation emprunte cette voie, est de donner de la force aux associations de protection animale, en y adhérant : Ce qui va surtout intéresser les décideurs est le nombre d'électeurs soutenant ce genre de projet. Leur nombre témoigne de la vigueur ou de la faiblesse de l'intérêt que porte la population à ce sujet.
Adhérer, c'est essentiellement envoyer un message aux décideurs exprimant une volonté de sortir de la déchéance et de la démission face à la situation actuelle réservée aux animaux et à ceux qui les côtoient dans leur détresse.
On comprend bien ainsi qu'il n'est pas nécessaire de participer sur le terrain pour contribuer vraiment à faire évoluer les choses, voire même qu'il n'est pas indispensable d'aimer les animaux.
On comprend également que ne pas adhérer renforce le laisser-aller général, participe à la démission collective actuelle, et, dans ce cas, il ne faut pas s'étonner et se plaindre d'avoir été témoin ou victime d'accidents ou d'horreurs.
L'autre moyen que nous avons trouvé, est de se proposer comme famille d'accueil, pour atténuer la crise.
Ne pouvant gérer de refuge faute de moyens, l'alternative consiste à répartir les animaux à placer chez ceux qui acceptent d'en héberger transitoirement, le temps de leur trouver un bon maître définitif.
Une famille d'accueil est donc un mini centre SOS pour animaux, un bout de refuge atomisé, un havre de paix temporaire et discret, une sortie de cauchemar inespérée.
Rien d'extraordinaire au départ : une maison bien clôturée, un peu de temps, un peu d'amour, de patience et de fermeté. Pour les chats, un appartement en ville suffit, s'il est bien isolé, bien fermé (attention aux louvres).
Les animaux qui arrivent sont souvent dans un piteux état. Ils sont sales, épuisés, affamés, malades et extrêmement reconnaissants.
La première chose à faire est de les nettoyer doucement et méticuleusement, pour déceler sur eux les blessures et maladies qui ne l'auraient pas encore été, et commencer les soins.
Ensuite il faut veiller à ce qu'ils se reposent sans pouvoir s'enfuir :
Les premières heures et les premiers jours sont les plus critiques, exactement comme pour un déménagement. L'animal, ne connaissant pas l'endroit, en a peur et va chercher à retrouver ses anciens repères, même s'ils sont de l'autre côté de l'île. Il va donc tenter de s'enfuir et il ne faut pas qu'il y arrive.
De fait, arrivant épuisés, les deux premiers jours vont être occupés à dormir dans la plupart des cas.
Les chats doivent être tenus enfermés pendant au moins trois jours, plus d'une semaine parfois. Ceci implique qu'ils doivent disposer de tout dans leur "prison" :
Une fois que ce centre de sécurité leur est bien connu, on peut tenter de leur ouvrir la porte, mais pas encore celle de l'extérieur. Un chat va reconnaître son milieu par cercles concentriques de plus en plus grands autour de son foyer. Si, par panique ou par mégarde (passager clandestin involontaire d'un véhicule), il sort de son territoire et s'éloigne de ses limites sans pouvoir baliser son chemin, il peut se perdre, définitivement. En général, en une à deux semaines, souvent moins, il reconstruit son environnement de référence et y reste.
Lorsque la porte de l'extérieur lui est ouverte pour la première fois, nous conseillons de faire un petit tour en le gardant de temps en temps dans les bras pour lui montrer, de loin, les dangers. De toute façon, en phase de découverte, instinctivement, il va se montrer d'une très grande prudence au début. Il vaut mieux tenter de lui montrer dès le départ les dangers qui ne sont pas forcément toujours là (chien méchant, voiture, ou autre). En faisant ce tour, faites très attention à ne pas le paniquer !
Les chiens doivent suivre un traitement assez analogue :
Ils doivent, en ayant à boire en permanence et à manger régulièrement, être attachés quelques jours avec au minimum trois mètres de corde.
N'oubliez pas qu'un chien est capable de creuser un passage sous une clôture, de se blesser vraiment en essayant de sortir à travers un grillage, de sauter par dessus une clôture si elle fait moins de deux mètres. Certains chiens sont capables de bondir et escalader des murs de taille bien supérieure.
Ils peuvent rester dehors, à condition de disposer d'un abri contre la pluie (d'en haut et d'en bas).
Dans tous les cas, ils ne doivent pas, jamais, sortir sans être accompagnés, tenus en laisse.
Avant de le libérer de sa corde, assurez-vous bien de l'étanchéité de toute votre clôture, sinon gardez-le attaché, ou dans la maison si vous le tolérez.
très simplement : Proposez-vous en appelant le 423 423. on prendra vos coordonnées et on viendra vous faire une petite visite.
Si vos possibilités sont compatibles avec ce rôle, l'association vous aidera, dans la mesure de ses moyens, à vous procurer de la nourriture pour les animaux qui vous seront confiés et vous aidera à les soigner et les stériliser au besoin.