Force est de constater que si la situation est aussi catastrophique en Polynésie, c'est bien, d'abord, de la faute de ses habitants :
Étant donné que presque la totalité des animaux abandonnés et errants meurent assez rapidement, la source qui les fabrique n'est pas dans la nature. Tous ces animaux livrés à eux-mêmes sortent pourtant bien de quelque part ...
La source est humaine :
Que ce soit par manque de connaissances, manque de moyens, ou/et totale irresponsabilité, les animaux en surnombre sont issus de portées dont la mère a un propriétaire qui ne gère pas sa situation.
Ceci est renforcé par un laxisme conséquent vis à vis des lois actuelles, de toutes les autorités, qui, un peu désarmées devant le phénomène, avouons-le, s'en moquent quand elles ne se sentent pas menacées par lui.
C'est évident, enfantin :
Comme rien n'encourage à prendre au sérieux, rien de sérieux ne se passe, et un flot continu de chiots et de chatons sans propriétaire alimente en permanence tout le pays, sur les 5 archipels.
Ce qui s'en suit est énorme, et les informations qui vous atteignent par un canal ou un autre n'en sont qu'une infime partie, bien moins que "la partie émergée de l'iceberg".
Le cortège de 'nuisances', de souffrances, de maladies, d'accidents, de morts associé à ce fleuve n'est pas comptabilisé centralement (toujours la fuite des autorités), mais les praticiens de terrain (pompiers, policiers, médecins, vétérinaires, associations, etc...) savent bien que le nombre de cas à gérer tous les jours est anormalement élevé, et qu'il témoigne d'une situation réelle plus grave encore (nombre de cas se règlent sans intervention enregistrée).
Donc, TANT QUE LA SOURCE NE SERA PAS MIEUX RÉGULÉE, RIEN NE POURRA CHANGER.
Agir maintenant en faisant des actions, des structures de soins et d'accueil sans tenir compte de ce qui précède ne règle rien : Soit leur effet est compensé en quelques semaines, soit elles contribuent à le renforcer. (cf. Les solutions possibles).
Les bonnes volontés ne sont que les éboueurs gratuits des irresponsables et des profiteurs et tout leur travail ne sert qu'à conforter la bonne conscience générale et l'illusion dangereuse que la situation est gérée.
Il faut attaquer le problème à la source !
La source ce sont tous les polynésiens qui abandonnent ou "laissent faire" les chiennes enceintes.
Les pollueurs doivent être les payeurs.
Quand une chienne enceinte est laissée pour compte, il faut pouvoir retrouver et sanctionner son propriétaire, ou le voleur à la fois pour l'irresponsabilité civile et pour la maltraitance. Si des dégâts sont commis, il faut pouvoir poursuivre en justice, et ainsi de suite. Il faut être responsables de nos actes et se préoccuper de nos responsabilités réelles :
Avoir un animal de compagnie n'est pas neutre pour la société !
Fabriquer une telle loi et se donner les moyens de l'appliquer n'est pas électoraliste (et encore, ça reste à prouver), mais c'est civilement responsable, c'est une oeuvre d'utilité publique qui réduirait le travail et - donc - les coûts pour les familles et les services concernés, pour la société en général, pour le bien-être de chacun et de ses voisins.
*****
Cette loi devrait synthétiser les cadres juridiques actuellement applicables et les compléter au besoin pour :
C'est un gros travail, mais, répétons-le encore :
SANS ELLE TOUTE ACTION RESTE VAINE
et LA SITUATION EMPIRE AVEC LA DÉMOGRAPHIE !
La mission est d'ampleur énorme, certes, mais la Polynésie a eu à relever des défis au moins aussi graves, et a su y arriver en s'y mettant tous ensemble.
Ensuite, et ensuite seulement, les structures et actions de terrain auront un sens, un effet probant.
Certaines des ces actions sont faciles à anticiper maintenant :